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A welfare IT agorà
domenica 4 ottobre 2015
sabato 26 aprile 2014
Après le capitalisme: le bien vivre
Avec Adieux au capitalisme, l'historien Jérôme Bachet, déjà auteur d'un des livres de référence sur le mouvement du Chiapas, La Rebellion zapatiste (Champs-Flammarion, 2005.), se donne pour ambition, non seulement de penser une critique du capitalisme, mais également comme le titre l'indique, sa fin. Il ne s'agit pas en effet de se contenter d'aménager ce système –position qu'il dénonce sous le terme de capitulisme-, mais de penser au-delà de cette hégémonie économique, un «bien-vivre».
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Jérôme Bachet commence par proposer une analyse de ce qu'il lui semble constituer les aspects marquant du capitalisme depuis la crise des subprimes de 2007. Sans pour autant constituer selon lui la phase terminale du capitalisme, elle indique une atteinte profonde de ce système. Néanmoins la solution ne saurait se situer dans une régulation néo-keynésienne par l'Etat.
En historien, l'auteur estime que l'analyse de la situation suppose de prendre en compte la longue durée. La grande particularité, c'est qu'avec le capitalisme pour «la première fois dans l'Histoire, la société fait de l'intérêt personnel sa valeur cardinale» (p. 29.). Néanmoins, la phase néolibérale du capitalisme correspond à une inflexion qui indique le passage d'une société disciplinaire structurée par les Etats-nations à un capitalisme sécuritaire mondialisé dont l'Etat managérial est l’auxiliaire. Cette expansion du capitalisme s'appuie sur la constitution d'un grand marché mondial. Néanmoins, dans le cadre d'un tel système, la critique ne doit pas se donner pour objectif de libérer le travail, mais de libérer l'activité humaine de la forme travail. Car celle-ci n'est qu'un aspect de la soumission des subjectivités aux normes de la concurrence économique. C'est en particulier dans notre rapport au temps et à l'urgence que cela apparaît le plus marqué. On assiste donc à une domination de la rationalité marchande, à un devenir-marchandise du monde.
La fronde zapatiste
Depuis les années 1990, et en particulier l'insurrection zapatiste de 1994, le néolibéralisme est ébréché. L'auteur revient sur l'histoire de ce mouvement de rébellion et en particulier, il effectue une présentation tout en nuance des institutions mises en place au Chiapas. Contre la forme du gouvernement étatique, les communautés indigènes ont institué l'autonomie avec les «Conseils de bon gouvernement». Sur un territoire grand comme la Belgique, les décisions sont prises après d'amples consultations. Certes le système est lent, mais il l'est d'autant plus que nous sommes prisonniers de la tyrannie de l'urgence.
La démocratie zapatiste –son «autogouvernement»– n'est pas pure horizontalité, mais articulation entre horizontalité et verticalité comme l'indique leur slogan «commander en obéissant». Il faut admettre une fonction, non pas seulement de coordination des conseils, mais également d'animation et d'impulsion des initiatives. Le système mis en place par les zapatistes n'est pas fixe, il est en continuel renouvellement par le biais d'une forme de tâtonnement expérimental. Néanmoins, Jérôme Bachet prend soin dans son analyse de distinguer plusieurs formes d'autonomie. Celle des zapatistes ne se donne pas pour horizon un repli identitaire sur une essence indienne, mais s'inscrit dans un internationalisme qui reste à construire avec des mécanismes d'organisation supra-locaux.
En pensant une société post-capitaliste, l'auteur entend réhabiliter la place de l'imaginaire utopique. Mais plutôt que de penser au singulier, sous la forme de l'Un, il s'agit de s'ouvrir à la pluralité des mondes possibles, au «pluniversalisme».
Il s'agit tout d'abord de s'atteler à une sortie de l'économie, c'est à dire à la fin d'une société dans laquelle l'économie a été désencastrée du social, en reconstruisant des modes déspécialisés du produire, ainsi qu'une consommation qui rompe avec le gaspillage de masse. La désaliénation du temps suppose le passage d'une économie du travail à un âge du faire. Cette forme sociale implique ainsi une rupture avec l'individualisme libéral, une conception qui considère l'individu comme un atome social égoïste. Il s'agit de penser une individualité relationnelle caractérisée par l'entraide et la coopération.
L'auteur accorde un rôle central dans sa réflexion à la notion de «bien-vivre». En effet, cette notion, qui trouve son origine dans les mouvements indigénistes, doit être interprétée selon lui comme le passage d'une société qui accorde le primat à la quantification marchande à une société de la qualité de vie. Il s'agit en définitive de rompre fondamentalement avec une vision du monde qui s'est construite à l'époque moderne en Occident: le progrès, la rupture nature/culture, une nature humaine individualiste et utilitariste...
L'auteur accorde un rôle central dans sa réflexion à la notion de «bien-vivre». En effet, cette notion, qui trouve son origine dans les mouvements indigénistes, doit être interprétée selon lui comme le passage d'une société qui accorde le primat à la quantification marchande à une société de la qualité de vie. Il s'agit en définitive de rompre fondamentalement avec une vision du monde qui s'est construite à l'époque moderne en Occident: le progrès, la rupture nature/culture, une nature humaine individualiste et utilitariste...
Une anarchie an-utopique?
Mais ce que développe Jérôme Bachet ne se situe pas pour lui dans la pure utopie car la domination du système capitaliste n'est pas totale. C'est pourquoi il s'agit de créer et de faire croître autant que possible des espaces libérés. Néanmoins, il ne s'agit pas selon lui d'en rester à une simple politique de la résistance. En effet, il existe une contradiction radicale auquel s'affronte tous les espaces autonomes : les ressources et les moyens de production sont «dans leurs mains à EUX et non dans les nôtres» (p.168). Il n'est donc pas possible de faire l'impasse sur la question de la réappropriation. En définitif, c'est dans la conjonction de trois facteurs que l'auteur perçoit la possibilité d'une transformation radicale: a) extension des espaces libérés b) aggravation de la crise structurelle du capitalisme c) réaction-insurrection de la Terre Mère face au productivisme. En définitive, cette transformation ne peut être le fait uniquement que des exploités, elle implique d'être menée au nom de «l'humanité et de sa réalisation effective» (p.182).
L'auteur plaide finalement pour la lutte contre un double fétichisme, non seulement celui de la marchandise, mais également de l'Etat.
L'ouvrage de Jérôme Bachet synthétise de manière claire un certain nombre d'analyses et de propositions. Le cœur de son propos se situe dans la continuité de la théorie critique de l'école de Francfort. On y note une proximité avec le courant de la critique de la valeur (Moiché Postone ou Anselm Jappe) ou avec la critique de l'aliénation temporelle décrite par Hartmut Rosa. C'est sans étonnement que l'on croise parmi ses références un autre fin connaisseur du mouvement zapatiste, John Holloway, dont Crack capitalism a été publié en 2012 en France. Les réflexions de l'école de Francfort sur la domination de la raison instrumentale se prolongent, chez Jérôme Bachet, par une critique de l'anthropologie occidentale de l'homo économicus (thématique particulièrement explorée par Christian Laval qui co-dirige, avec Laurent Jeanpierre, la collection dans laquelle est publié l'ouvrage). De même, la critique du travail, et donc du productivisme, trouve un prolongement logique chez l'auteur vers des références liées à l'écologie politique : Ivan Illich, Serge Latouche... Le titre de l'ouvrage n'est d'ailleurs pas sans évoquer L'adieu au prolétariat d'André Gorz.
On peut néanmoins regretter, même si ce n'est pas la perspective de l'ouvrage, que celui-ci n'accorde pas une place plus grande à des discussions attendues au vu de ses positions. Par exemple, lorsque Jérôme Bachet évoque le «eux» qui détient les moyens de production, se trouve alors ouverte la question des rapports sociaux de classe. On aurait alors souhaité en savoir davantage sur la manière dont l'approche classiste peut s'articuler avec une théorie centrée sur la domination d'un système caractérisé par une rationalité abstraite qui semble aliéner toutes les couches de la société. On aurait pu également attendre une discussion sur la portée critique ou non de la catégorie travail dans la mesure où celle-ci est utilisée comme outils de dénonciation par les théories féministes matérialistes ou encore les travaux sur les psychopathologies du travail. Enfin, l'ouvrage aurait pu ouvrir sans doute également une discussion fructueuse avec les traditions anarchistes quant à la critique de l'Etat et à la réflexion sur les institutions politiques alternatives qui peuvent lui être opposées.
L'auteur plaide finalement pour la lutte contre un double fétichisme, non seulement celui de la marchandise, mais également de l'Etat.
L'ouvrage de Jérôme Bachet synthétise de manière claire un certain nombre d'analyses et de propositions. Le cœur de son propos se situe dans la continuité de la théorie critique de l'école de Francfort. On y note une proximité avec le courant de la critique de la valeur (Moiché Postone ou Anselm Jappe) ou avec la critique de l'aliénation temporelle décrite par Hartmut Rosa. C'est sans étonnement que l'on croise parmi ses références un autre fin connaisseur du mouvement zapatiste, John Holloway, dont Crack capitalism a été publié en 2012 en France. Les réflexions de l'école de Francfort sur la domination de la raison instrumentale se prolongent, chez Jérôme Bachet, par une critique de l'anthropologie occidentale de l'homo économicus (thématique particulièrement explorée par Christian Laval qui co-dirige, avec Laurent Jeanpierre, la collection dans laquelle est publié l'ouvrage). De même, la critique du travail, et donc du productivisme, trouve un prolongement logique chez l'auteur vers des références liées à l'écologie politique : Ivan Illich, Serge Latouche... Le titre de l'ouvrage n'est d'ailleurs pas sans évoquer L'adieu au prolétariat d'André Gorz.
On peut néanmoins regretter, même si ce n'est pas la perspective de l'ouvrage, que celui-ci n'accorde pas une place plus grande à des discussions attendues au vu de ses positions. Par exemple, lorsque Jérôme Bachet évoque le «eux» qui détient les moyens de production, se trouve alors ouverte la question des rapports sociaux de classe. On aurait alors souhaité en savoir davantage sur la manière dont l'approche classiste peut s'articuler avec une théorie centrée sur la domination d'un système caractérisé par une rationalité abstraite qui semble aliéner toutes les couches de la société. On aurait pu également attendre une discussion sur la portée critique ou non de la catégorie travail dans la mesure où celle-ci est utilisée comme outils de dénonciation par les théories féministes matérialistes ou encore les travaux sur les psychopathologies du travail. Enfin, l'ouvrage aurait pu ouvrir sans doute également une discussion fructueuse avec les traditions anarchistes quant à la critique de l'Etat et à la réflexion sur les institutions politiques alternatives qui peuvent lui être opposées.
domenica 13 aprile 2014
Building inclusive welfare systems: A dialogue between research and practice
Per favorire il dibattito sulle misure da adottare per fronteggiare l'esclusione sociale in Europa, il 5 giugno si terrà a Bruxelles la conferenza “Building inclusive welfare systems: A dialogue between research and practice”, durante la quale verranno presentati i risultati di quattro progetti di ricerca internazionali finanziati dalla Commissione Europea nell’ambito del 7º Programma Quadro per la Ricerca e lo Sviluppo. I progetti in questione, a cui tra l’altro Percorsi di secondo welfare ha dedicato alcuni approfondimenti nel corso delle scorse settimane, sono:
Rapporto Caritas 2014: tra povertà inedite e nuovi poveri
E’ stato presentato “False Partenze”, il Rapporto Caritas 2014 sulla povertà e l’esclusione sociale in Italia. Partendo dai dati raccolti nel corso delle esperienze di ascolto, osservazione e animazione svolte quotidianamente dalle 220 Caritas diocesane presenti sul territorio nazionale, la ricerca indica come molte delle iniziative intraprese per sostenere i più fragili si siano rivelate incapaci di garantire loro un reale re-inserimento nel contesto sociale. Come si risponde alle nuove e sempre più complesse forme di povertà che colpiscono un numero crescente di persone che vivono nel nostro Paese?
False partenze
Il titolo scelto per il Rapporto Caritas 2014, "False partenze", mette anzitutto in discussione alcune ipotesi emerse nel precedente Rapporto Caritas dell’ottobre 2012, intitolato “I ripartenti”. A distanza di un anno e mezzo da quella pubblicazione pare infatti che le “ri-partenze” auspicate non si siano mai compiute, quanto meno non in maniera complessiva e strutturata.
“Più che ri-partenze”, si legge nella presentazione del rapporto 2014 “si sono verificate false partenze: molte persone, puntando all’emancipazione, hanno accettato di rimettersi in gioco, ma si sono impegnate in attività lavorative non adeguate rispetto alle loro capacità, sopportando situazioni di evidente sfruttamento, sotto-retribuzione, condizioni di lavoro al limite del degrado, ecc”.
Il Rapporto analizza ed approfondisce questa situazione indagando i principali cambiamenti rilevati dalle Caritas diocesane della Penisola, analizzando i percorsi e i progetti anti-crisi sviluppati nei diversi territori e fornendo una serie di orientamenti e raccomandazioni in tema di politica sociale e coinvolgimento delle comunità locali. Il Rapporto contiene inoltre una sintesi dell’indagine nazionale sulle condizioni di povertà dei genitori separati, i dati sul cosiddetto “Prestito della Speranza” ed un confronto con i dati del secondo rapporto di monitoraggio dell’impatto della crisi economica nei “paesi deboli” dell’Unione Europea, realizzato da Caritas Europa. All'interno del volume anche alcuni dati interessanti sulla povertà alimentare e le opere attivate da Caritas per contrastarla (per maggiori info leggi anche: Emergenza Alimentare: le risposte di Caritas).
Non una ma tante povertà: i dati dei Centri di Ascolto
La prima parte del Rapporto ha lo scopo di fornire al lettore una serie di dati e informazioni utili per comprendere meglio il fenomeno della povertà in Italia dal punto di vista delle Caritas diocesane e delle diverse diramazioni territoriali della Chiesa Cattolica. I dati sono stati raccolti presso 814 Centri di Ascolto (le istituzioni della Caritas che si interfacciano con le persone bisognose), presenti in 128 diocesi.
A livello complessivo si evidenzia come coloro che si rivolgono alla Caritas sono per la maggior parte stranieri (61.8% del totale). Questo dato appare tuttavia ribaltato a Sud, dove ad essere maggioritari sono gli italiani (59,7% rispetto al 38.2% della media nazionale). Il bisogno più frequente di chi si rivolge ai Centri di Ascolto Caritas è quello della povertà economica (59,2% del totale degli utenti), seguito dai problemi di lavoro (47,3%) e dalle problematiche abitative (16,2%). Tra gli italiani l’incidenza della povertà economica è molto più pronunciata rispetto a quanto accade tra gli stranieri (65,4% contro il 55,3%), mentre la presenza di problemi occupazionali è più elevata tra gli immigrati rispetto agli italiani (49,5% contro il 43,8%).
Figura 1: Problemi delle persone che si rivolgono alle Caritas diocesane, anno 2013

Fonte: False Partenze
Fonte: False Partenze
Per affrontare queste situazioni gli utenti chiedono beni e servizi materiali (34,0%), l’attivazione e ilcoinvolgimento di soggetti ed enti terzi che li possano aiutare (26,8%), servizi o informazioni su misure/prestazioni socio-assistenziali disponibili nel territorio (10,3%). C’è anche chi chiede in modo esplicito uncontributo economico diretto (10,7%), ma tale quota risulta in diminuzione da quando le varie diocesi hanno attivato varie misure di sostegno economico (microcredito familiare o d’impresa, Prestito della Speranza, fondi diocesani di solidarietà, ecc.).
I genitori separati e il rischio povertà
Nel Rapporto sono riportarti i primi risultati della Prima indagine nazionale sulla condizione di vita dei genitori separati, che indica come le rottura del rapporto coniugale sia spesso correlato all’emergere di nuove forme di povertà e disagio socio‐relazionale. I dati presentati si riferiscono a 466 interviste fatte a genitori separati presso centri di ascolto (36,9%), consultori familiari (33,5%), servizi di accoglienza (18,5%) e mense (8,2%). La rilevazione ha coinvolto la rete Caritas e quella dei Consultori familiari d’ispirazione cristiana.
Dalla ricerca emerge in primo luogo un forte disagio occupazionale degli intervistati (il 46,1% è in cerca di un’occupazione) e un alto tasso di precarietà abitativa: circa il 19% afferma di vivere in coabitazione presso familiari ed amici, il 18.3% ricorre a strutture di accoglienza o dormitori, il 5.2% in “alloggi impropri”. Il 66,1% degli intervistati dichiara inoltre di non riuscire a provvedere all’acquisto di beni di prima necessità (prima della separazione tale percentuale riguardava solo il 23,7% degli intervistati). Dopo la separazione è inoltre aumentato il ricorso a servizi socio‐assistenziali del territorio: centri di distribuzione beni primari (49,3%), mense (28,8%) e gli empori/magazzini solidali (12,9%).
Oltre a problemi di natura materiale le separazioni incidono negativamente anche sulla dimensione psicofisica: ben il 66,7% degli intervistati rivela un aumento dei disturbi psicosomatici rispetto al periodo precedente la rottura del legame familiare. Da segnalare anche l’emergere di problemi relazionali coi figli, soprattutto negli uomini. Il 68% dei padri intervistati riconosce un cambiamento importante (a fronte del 46,3% delle donne) che nel 58,1% coincide col peggioramento nella qualità dei rapporti (le madri al contrario riconoscono per lo più un miglioramento).
Iniziative della Caritas contro la crisi
Dal rapporto emerge come negli ultimi anni le diverse diramazioni della Caritas e della Chiesa abbiano attivato moltissime progettualità e iniziative per fronteggiare le emergenze sociali legate alla crisi. La rilevazione, aggiornata a dicembre 2013, evidenzia la presenza di 1.148 iniziative a carattere sociale.
I progetti diocesani di microcredito per famiglie o imprese sono stabili rispetto al 2012 (143 progetti). I fondi diocesani di solidarietà (come ad esempio il Fondo Famiglia Lavoro della Caritas Ambrosiana) aumentano invece del 10,9% (da 147 a 163 progetti). Per quel che riguarda il fronte lavoro risultano attivi 139 sportelli diocesani di consulenza/orientamento (+ 5,3% rispetto al 2012), mentre sono in calo sportelli o progetti di orientamento sul fronte abitativo (‐17,6%). Gli empori e botteghe solidali che effettuano distribuzione di beni di prima necessità gratuitamente, tramite offerta o a prezzi solidali, sono presenti in 109 diocesi (+70%). Diminuiscono invece le esperienze di carte acquisto/buoni spesa per il supermercato, attive presso 57 diocesi (‐ 8,1%). Da segnalare l’aumento di progetti di taglio “sperimentale o innovativo”, che passano da 121 nel 2012 a 215 nel 2013 (+77,7%).
Tra le esperienze più significative promosse dalla Caritas c’è sicuramente il Prestito della Speranza, un’iniziativa orientata a favorire prestiti agevolati, garantiti da un Fondo specificatamente costituito dalla CEI in collaborazione con l’Associazione Bancaria Italiana. L’obiettivo è quello di dare un segno di speranza a quanti oggi si confrontano con gli effetti più immediati della crisi e, nel contempo, educare all’uso responsabile del denaro e al dovere della restituzione una volta superata la situazione di indigenza. I potenziali destinatari sono tutte le famiglie che versano in situazioni di disagio o di indigenza e/o le microimprese da esse promosse. Dal 2009 ad oggi sono state sostenute 3.583 le famiglie, per un totale di oltre 22 milioni di euro di finanziamenti erogati.
Prospettive e proposte di sviluppo delle politiche sociali
L’ultima parte del Rapporto si sofferma sulle tendenze assunte del nostro sistema di welfare, evidenziando nodi critici e possibili proposte di miglioramento. Da un lato si evidenziano segnali positivi provenienti dal settore pubblico - come il rifinanziamento del Fondo nazionale per l’autosufficienza e l’introduzione del nuovo Isee – ma nel contempo si sottolinea anche il gap esistente tra la fase di ratifica legislativa e l’effettiva operatività dei provvedimenti.
Aspetti di criticità sono in particolare ravvisabili nel carattere sperimentale e provvisorio di molte delle recenti novità legislative. Da un lato il Rapporto riconosce come la legge di stabilità 2014 abbia impegnato un ammontare di risorse per la lotta alla povertà significativo rispetto agli ultimi anni, ma dall’altro lato si sottolinea come i percorsi di implementazione siano definiti ancora una volta “sperimentali” (come ad esempio la nuova Carta Acquisti), privi di una prospettiva normativa definita e di copertura economica di lungo periodo.
Nonostante processi di riforma apparentemente virtuosi, le tempistiche e le modalità di attivazione delle misure previste lasciano dunque nell’incertezza sia chi potrebbe usufruire di tali strumenti sia chi potrebbe contribuire a diffonderle ed integrarle. Lo sviluppo di quadri normativi precisi, effettivi e stabili nel tempo potrebbe in questo senso determinare un aiuto importante per coloro che quotidianamente operano in contrasto al disagio sociale.
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